Tunisie – Région de Gabes – Décembre 2019

January 20, 2020 by Evelyne Lequien0
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La région de Gabes vers un nouveau territoire de l’artistique
Proposition de projet de tourisme alternatif

Bien sur d’Europe pour atteindre Gabes, nous atterrissons sur l’ile de Djerba. L’île des flamands roses, de la douceur de vivre, l’oasis flottante…

L’île symbole du «tout compris 7 jours » » vol + transfert + hébergement + pension complète à bas prix.

En 2010, 1 million et demi de touristes, 10 millions de nuitées pour quatre nationalités, français, belges, allemands, italiens. Résultat de l’implantation d’un pole touristique mis en place par l’Etat dans les années soixante. Hôtels soigneusement fermés sur eux même.

Déplacements limités à l’ile.

Une vision des loisirs uniquement basée sur soleil, sable et sexe, bien peu d’activités culturelles, encore moins de programmes découverte de la région.

Un développement touristique qui fut lourd de conséquences sur l’éco système, sur la consommation d’eau, l’abandon des productions agricoles, le volume des déchets, la pratique des petits revenus complémentaires. Et cependant l’île garde toujours une image touristique attrayante.

Djerba- Zarzis, deuxième aéroport international de la Tunisie et accès par les bacs au golfe de Gabés et à ses arrières pays. Il va falloir rejouer serré avec Djerba pour lancer de nouvelles pratiques de tourisme alternatif, culturelles, colorées, différenciées, médiatisées sur la région de Gabès.

Bien que la Tunisie continue dans le modèle de tourisme de plages, les suites de la révolution du printemps arabe et les attaques terroristes de 2015 orientent le tourisme tunisien vers l’exploitation des sites archéologiques et historiques.

Dans ce nouveau contexte, comment positionner la ville de Gabes, son golfe et ses arrières pays de montagnes ?

Comment relancer l’envie d’aller voir ce que l’antiquité et la période médiévale ont déposé comme vestiges dans cette région…des lignes de défense que Rome a installées, aux habitations troglodytes dans les villages de Matmata, Taoujouit, Tamezret, Toujane, Zouara, Beni Zelten.

Ce ne sont pas les nouveaux quartiers de Gabés et le mitage urbain qui les entoure, ni les jardins oasis continentaux et maritimes, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, totalement pollués et abimés, qui vont accrocher le visiteur, encore moins la situation environnementale alarmante de la ville, due à sa mitoyenneté avec une industrie polluante. 

Pourtant la réponse se profile, au cœur même de Gabés, grâce à la réaction citoyenne et à l’intervention de la société civile. 

Des associations de quartier tel que l’Association Dar El Founoun, relance un tourisme culturel et rend profitable le patrimoine. Les ruelles s’harmonisent, les maisons d’hôtes ouvrent leurs jardins et leurs cours aux artistes. Les façades deviennent espaces d’expressions, les friches deviennent espaces d’expositions.

Des lieux de rencontres attractifs s’organisent. Le patrimoine immatériel reprend sa place, musique, art, artisanat, tradition, créations, échanges, internationalisation.

La dynamique revient à l’extérieur de Gabes pour relancer l’intérêt touristique, l’organisation de parcours thématiques avec de nouvelles formes d’hébergements et de déambulation est à l’ordre du jour ; Parcours sport nature, parcours des maisons troglodytes, parcours des Limes, circuits des oasis, circuits des forts militaires, etc….

Pour compléter et renforcer la dynamique que les quartiers de Gabès « hyper centre» engagent avec l’Art et ses échanges, il serait judicieux de repérer, d’aménager et d’organiser un grand nombre d’espaces d’émergences artistiques sur les parcours.

  • Transformer des bâtiments délaissés en espaces de projets artistiques.
  • Travailler sur la reconnaissance et la place du rôle de ces lieux, en relation évidente avec le territoire.
  • Sensibiliser les réseaux artistiques tunisiens et internationaux de la mise à disposition de lieux de renouvellement de forces artistiques
  • Promouvoir sur place les initiatives du secteur associatif et leur rôle primordial en terme d’accueil.
  • Soutenir sur place, les modes d’hébergements en résidence d’artistes, chez les habitants.

L’identité des lieux, le voisinage avec des populations économiques, géographiques et sociales éloignées, tout cela influencera le travail des artistes et contribuera aux rayonnement médiatique, artistique et touristique de la région.

L’agence Outremer souhaite s’engager dans cette proposition d’organisation et de positionnement : 

Région de Gabes un nouveau territoire de l’artistique
SOLEIL, SABLE ET ART

Partenaires en Tunisie, Pol. i. Tech  – Gabès


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